Notre histoire

Depuis sa création en 1931, Pas-de-Calais habitat s'est renouvelé au gré des époques et des projets, faisant de cette perpétuelle évolution le fil rouge de notre action au service des habitants. Des événements ont marqué notre histoire et nous ont façonnés.
Notre histoire

Plusieurs générations de locataires se sont succédé dans nos logements et, avec elles, les évolutions des modes de vie. À chaque époque, Pas-de-Calais habitat a apporté des réponses sans jamais perdre de vue sa mission sociale d’origine basée sur des valeurs fortes : l’égalité, la solidarité, la proximité, l’innovation et la dignité. 

Une réponse à la crise du logement

Le 22 juillet 1931, le Conseil général obtient de l’État l’autorisation de créer un Office Public d’Habitations à Bon Marché pour le département du Pas-de-Calais. Si, dans le bassin minier, les compagnies minières finançaient les logements pour sa main d’oeuvre, il n’en était pas de même partout.

La volonté du Conseil général de l’époque est d’offrir des logements accessibles sur l’ensemble du territoire, considérant que le problème du logement est à la base de toutes les misères.

Ce volontarisme reflète les préoccupations d’hygiène de l’époque et le souci d’offrir des logements sains disposant de l’eau courante et de sanitaires individuels.

Office Public d'Habitations à Bon Marché - 1931
Le Portel - Logements d'urgence d'après-guerre
Le Portel – Logements d’urgence d’après-guerre

Après-guerre, l’Office démontre sa capacité à assurer une mission de bailleur social dans une époque fortement marquée par la reconstruction. La guerre a causé d’énormes ravages, les besoins sont nombreux. On passe de la construction de quelques logements en 1946 à plus de 1000 en 1950. Les logements provisoires des cités d’urgence datent de cette période.

Les grands ensembles 

Dans les années 60, le baby-boom, l’agrandissement des familles et le progrès social rendent le confort plus essentiel encore pour les habitants.

Nous nous adaptons et proposons des logements spacieux, lumineux, avec une salle d’eau, le chauffage et l’eau courante en permanence.

Les grands ensembles sortent de terre tels que :

  • la Grande Résidence à Lens
  • le Mont Liébaut à Béthune
  • la Tour du Renard à Outreau
  • les quartiers ouest d’Arras
Béthune - Quartier du Mont-Liébaut en 1970
Béthune – Quartier du Mont-Liébaut en 1970

La requalification du patrimoine

Au début des années 80, la promotion de l’accession à la propriété pousse les locataires à délaisser leur appartement pour acheter une maison individuelle. Plus de 3000 logements de l’Office ne trouvent pas preneur.

C’est l’heure de la requalification urbaine qui commence en 1984 avec la démolition de logements vides au Mont-Liébaut à Béthune. Nous développons alors notre offre de logements individuels.

Les opérations de Développement Social des Quartiers commencent dans les années 1990/2000.

Les programmes de renouvellement urbain leur succèdent. Objectif : dédensifier les quartiers et construire des logements adaptés aux nouveaux modes de vie.

Dans le cadre de la requalification urbaine du Mont-Liébaut, les 1ers logements vacants sont démolis en novembre 1984.
Dans le cadre de la requalification urbaine du Mont-Liébaut, les 1ers logements vacants sont démolis en novembre 1984.

La qualité de service au cœur de nos préoccupations

Le premier contrat multiservices voit le jour en 1994. Les contrats avec les ascensoristes et les chauffagistes sont finalisés et les prestataires ont désormais une obligation de résultat.

Afin d’être au plus près des besoins de nos publics, on créé en 1997 des Directions territoriales et des Points Service.

Deux ans plus tard, Pas-de-Calais habitat diffuse sa première charte des engagements , avec pour socle le contrat multiservices. Elle formalise toutes les garanties offertes aux locataires.

En 1999, des enquêtes sont réalisées, d’abord par téléphone, puis par questionnaires. Elles mesurent la satisfaction des locataires suite à un emménagement, une réalisation de travaux ou encore une visite annuelle d’entretien.

Le contrat multiservices

En 2006, cette démarche prend la forme d’un baromètre de satisfaction. Il élargit les thèmes abordés à la réception télé, aux ascenseurs et au chauffage.

En 2001, tout en gardant le statut d’OPAC, sa mission s’élargit pour englober également la fonction d’aménageur. Il change de nom et devient « Pas-de-Calais habitat« . Ce n’est plus un simple bailleur social, il se définit désormais comme « Opérateur Urbain« . En 2002, le Point dialogue voit le jour. C’est alors la première plateforme téléphonique de relation client créée par un bailleur. Sa mise en place est progressive. D’abord sur le secteur de Béthune-Bruay pour s’étendre ensuite aux secteurs d’Hénin-Carvin et de Lens-Liévin en mars 2003. Il permet aux locataires de joindre Pas-de-Calais habitat 24h/24 et 7j/7 en appelant le 03 21 62 62 62. L’Office peut ainsi leur apporter une réponse rapide.

Pas-de-Calais habitat et l’ANRU

Avec 10 000 logements concernés et 370 millions d’euros d’investissement, Pas-de-Calais habitat est le bailleur le plus impliqué dans le renouvellement urbain au nord de Paris.

L’objectif est d’intervenir dans des quartiers à forte densité de logements afin de les « dédensifier » en démolissant certains logements collectifs pour reconstruire des logements individuels. Les logements qui ne sont pas démolis sont réhabilités en profondeur. Intervenir sur le bâti n’est pas le seul objectif. Il s’agit aussi, en partenariat avec les villes, d’améliorer la qualité de vie par la réalisation d’équipements sociaux, éducatifs ou sportifs.

Depuis 2005 et jusqu’en 2014, ces quartiers connaissent de profondes transformations. Pour plus de solidarité avec les habitants, Pas-de-Calais habitat favorise l’insertion des jeunes issus des quartiers en renouvellement urbain. Partenaire du GEIQ bâtiment 62/59, il a déjà permis à de nombreux jeunes de s’insérer durablement dans le monde du travail.

Pour Pas-de-Calais habitat, l’ANRU représente :

soit un total de 10 000 logements

En savoir plus sur l’ANRU

Pas-de-Calais habitat, de nouveaux défis

Au détour des années 2000, franchissant la barre des 35 000 logements et plus de 100 000 locataires, devenu le 3e Office de France, Pas-de-Calais habitat prend un nouveau tournant décisif : le développement durable.

Devant la montée du prix des énergies, la préoccupation majeure du bailleur et des locataires se concentre sur la maîtrise des charges. Construire mieux avec des matériaux respectueux de l’environnement, isoler plus, utiliser des énergies alternatives, tout est mis en œuvre pour obtenir des résultats concrets.

D’ailleurs dès 2006, les logements neufs sont certifiés Habitat & Environnement comme le seront ensuite en 2009, les réhabilitations de patrimoine plus ancien.

L’arrivée à la retraite des générations du baby-boom pose à Pas-de-Calais habitat de nouveaux défis comme l’adaptation des logements. Depuis plusieurs années déjà, à la demande des locataires âgés, l’Office intervient dans les logements et installe des douches sans bac en remplacement des baignoires. Les logements eux-mêmes changent avec la création de « béguinages » : des logements de plain-pied en type 3 dans des espaces sécurisés et tranquilles.

Avec la création de la première résidence intergénérationnelle en France, Pas­ de-Calais habitat innove encore ! La clinique Bon Secours à Arras devient en 2010 l’Îlot Bon Secours, où vivent en harmonie, des personnes âgées, mais aussi des familles avec enfants, des personnes seules et même de jeunes adultes trisomiques.

Locataire sénior

En 2017, Pas-de-Calais habitat entre dans le programme européen Increase Valorisation Sociale. Il vise à accompagner les personnes les plus éloignées du monde du travail à travers des séances individuelles de formation. Increase VS est cofinancé à hauteur de 9 millions d’euros par le Fonds Européen de Développement Régional. Pas-de-Calais habitat réinvente ainsi l’accompagnement de ses locataires. En créant l’étincelle nécessaire au regain de confiance en soi, Pas-de-Calais habitat joue un rôle prépondérant dans le retour à l’emploi du locataire.

Au cours des dernières décennies, l’Office a fait la démonstration de sa capacité d’innovation tout en préservant l’essentielle proximité avec les habitants.